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1er acte
L'entrée des picadors sur leurs chevaux, portant des piques destinées à sectionner ou cisailler les muscles et ligaments releveurs de la tête.
2ème acte
Les banderilles – harpons de 7 cm – sont enfoncées dans le dos de l'animal. Elles déclenchent des hémorragies provoquant une diminution du volume sanguin du taureau et son essoufflement. A chaque mouvement de l'animal, la plaie s'agrandit.
3ème acte
La mise à mort par estocade. Le matador plonge son épée longue de 80 cm – une lame à double tranchant et recourbée – dans le corps de l'animal au niveau de "la croix", sommet de l'omoplate droite, pour atteindre la cage thoracique. Si l'animal tarde à tomber, il utilise le descabello, instrument un peu plus court que l'épée et à lame élargie à la pointe, pour porter le coup de grâce entre deux vertèbres cervicales.
Dans tous les cas, le taureau à terre est achevé par un aide au moyen d'un coup de poignard porté au même endroit.
Puis, le taureau mort est traîné hors de l'arène par 2 chevaux.
Les fraudes utilisées
Le matador "lutte" contre un animal physiquement diminué et moralement détruit, sous les yeux d'un public trompé qui le veut bien.
Afin d'affaiblir les taureaux avant le spectacle, on a recours à diverses méthodes, les unes plus barbares que les autres :
Outre l'horrible douleur qu'elle représente pour le taureau, la mutilation des cornes est un handicap grave .Elle consiste à scier et limer l'extrémité des cornes jusqu'à la matière innervée. Pour empêcher le sang de gicler, un petit morceau de bois est enfoncé dans la blessure. Ensuite, on fait un point de suture.
l'animal ne dispose pas d'un délai suffisant pour connaître la nouvelle longueur de ses cornes et s'y habituer. Mais pour le matador, des cornes moins longues permettent un travail plus facile sans le danger de se faire "accrocher".
Réduction du champ de vision
Pour réduire le champ de vision du taureau, on introduit dans ses yeux de la vaseline ou un produit abrasif.
Blessures aux sabots et jambes
Les sabots sont limés, voire incisés.
Les jambes sont enduites d'essence de térébenthine, causant des brûlures insupportables.
Bouchage des narines
Du coton est enfoncé dans les narines dans le but de rendre la respiration plus difficile.
Coups
On frappe l'échine et les reins du taureau avec des sacs remplis de sable.
Médicaments
On lui administre massivement des produits purgatifs, tranquillisants, décontractants.
Toutes ces "préparations", le taureau doit les subir emprisonné dans un étroit caisson ne lui permettant aucun mouvement...
Avant d'être malmené (doux euphémisme...) sur scène, le taureau peut être maltraité pendant son élevage : mauvaise alimentation voire suralimentation invalidante, drogues, sédatifs... Certains taureaux sont malades avant même de combattre. Comment alors parler de duel loyal ?
Seul un matador habile tuera sa victime du premier coup. Ce qui n'est pas le cas en général. Le 18 octobre 1998, à Béziers, un taureau a reçu une trentaine de coups de « grâce ».
De 1948 à 1993 (soit 45 ans), une mort de torero a été enregistrée pour 34 033 taureaux tués en France et en Espagne.



